Généralités

Le débit sanguin est dû à une différence de pression entre le système de haute pression artérielle et à faible pression du système veineux. Par exemple dans le capillaire veineux la pression est proche de 0 mm Hg. La différence de pression est créée par l’activité cardiaque de pompage: à chaque contraction du ventricule gauche, le cœur envoie une certaine quantité de sang dans l’aorte et les grosses artères; à ma suit de l’augmentation de la pression dans ces vaisseaux, il résulte la pression maximale ou systolique.

Pendant le repos du cœur (diastole) le sang arrive aux tissus par l’intermédiaire des artérioles, qui présentent une résistance à l’écoulement: il en résulte la pression minimale ou diastolique. La résistance à l’écoulement est due à la richesse des fibres musculaires des murs de l’artériole, qui peut être dans un état de contraction ou expansion, “ton de base” des artérioles, contrôlé par le système neurovégétatif par diverses substances métaboliques, hormones.

La dilatation et le rétrécissement des artérioles sont déterminés par différents états physiologiques, l’exercice, la digestion. Une activité augmenté du ton due à l’augmentation du système nerveux sympathique, de diverses hormones (l’adrénaline, l’aldostérone), de type rénale ou des modifications de la tunique musculaire par fibrosclérose conduisent à une pression minimale plus élevée.
Dans certaines circonstances c’est la pression maximale qui augmente (effort, émotions) dans d’autres circonstances on constate même au repos une augmentation de la pression maximale (par exemple les personnes âgées), ou seulement la pression minimale ou les deux. On considère comme hypertension l’augmentation de la pression maximale de plus de 140 et celle minimale à plus de 90 mm Hg.

Bien sûr, le constat d’une tension augmentée n’indique pas nécessairement une hypertension artérielle permanente ; certaines augmentations peuvent être transitoires en raison d’une plus grande émotivité. Le diagnostic de l’hypertension doit être confirmé seulement si à la suite de 3-4 examens successifs on retrouve les mêmes valeurs élevés qu’au repos.

Causes

Dans la plupart des cas (90%), on ne peut pas préciser la cause de l’hypertension; c’est ce qu’on appelle “l’hypertension artérielle essentielle” (maladie hypertensive). Pour les mécanismes de l’hypertension essentielles ont été proposées de différentes hypothèses; l’une des plus reconnues est la «théorie du mosaïque”, où les facteurs déterminants seront l’hérédité, les facteurs vasculaires, les états affectifs répétés, des troubles surrénales, le régime alimentaire riche en calories, un apport excessif de sel dans l’alimentation.

Dans 10% des cas l’hypertension est un cas secondaire, déterminé par des causes rénales, endocrines, des anomalies congénitales de l’aorte ou de la perte d’élasticité de l’aorte, commune chez les personnes âgées et dans divers troubles cérébraux.

Symptômes

Ils sont très différents, étant conditionnée par l’étape de la maladie, la personnalité du patient, l’association avec d’autres maladies, par le fait qu’il s’agit de l’hypertension secondaire ou essentielle. Les manifestations sont diverses: des maux de tête, parfois plus importants le matin, des étourdissements, des bruits dans les oreilles, l’épistaxis, la sensation de doigts morts, l’apparition des points lumineux ou noirs dans le champ visuel.
Dans de nombreux cas, même à des niveaux élevés de tension, les patients n’ont aucun trouble subjectif; la même absence de troubles peut être constatée dans les premiers stades de l’hypertension artérielle essentielle. La maladie est bénigne dans de nombreux cas, surtout lorsque les augmentations de la pression maximale et minimale sont modérés. Mais même dans ces cas-ci, si l’hypertension artérielle essentielle n’est pas traitée correctement, les symptômes de localisation de l’athérosclérose peuvent apparaître (cœur, cerveau, reins).

Le pronostic

Le pronostic et l’évolution de l’hypertension dépendent des valeurs maximales et minimales, aussi que la détection précoce de l’hypertension. L’expérience montre qu’aux différents examens médicaux, au moins 20% de ceux examinés ne savent pas qu’ils souffrent d’hypertension, même dans des valeurs élevées. Ce fait oblige de contrôler la pression artérielle au moins une fois par an, même en l’absence de toute perturbation.

Préciser une hypertension permanente est un fait important pour le patient, parce que sauf dans les cas d’hypertension secondaire qui représentent seulement les 10% des cas et certains d’entre eux guérissables, la majorité des cas (90%) sont une hypertension artérielle essentielle, mais il n’est pas certain pourquoi celle-ci soit une maladie influencée et améliorée avec des médicaments hypotensifs.

L’hypertension artérielle essentielle non traitée est connue comme un facteur de risque qui favorise la localisation et l’aggravation de l’athérosclérose qui entraîne des complications cardiaques (cardiomyopathie ischémique), des accidents vasculaires cérébraux, une sténose carotide ou des membres inférieurs (des arthrites). Il a été indiqué que 50% des patients hypertendus souffrent d’une maladie cardiaque et les patients avec infarctus du myocarde ont souvent souffert d’hypertension. Les études épidémiologiques montrent que 2% des hypertendus succombent à une maladie cardiaque et 20% des cas d’hémorragie ou de ramollissement (AVC) du cerveau.
La coexistence avec d’autres facteurs de risque tels le tabagisme, l’obésité, les troubles du métabolisme des graisses, l’uricémie augmenté accélère l’évolution de l’athérosclérose vers l’hypertension. Un danger pendant l’évolution c’est l’augmentation de la pression minimale qui devient très dangereuse si elle est supérieure à 105-110 mm Hg par l’écho qu’elle a sur les artères. Il y a une forme d’hypertension maligne avec des valeurs élevées de la pression minimale sur 120-130 mm Hg caractérisée par une évolution rapide à des complications cardiaques, cérébrales ou rénales. Parfois elle peut compliquer une hypertension artérielle essentielle. Heureusement de nouveaux médicaments hypotenseurs ont changé favorablement l’évolution de l’hypertension maligne.
Bien sûr, après le diagnostic d’une hypertension artérielle et d’un traitement approprié, les patients hypertendus doivent examiner régulièrement leur pression artérielle, mais ce contrôle ne doit pas être une obsession, parce que les médicaments actuels et l’arsenal antihypertenseur est vaste et très efficace. L’étude de la pression artérielle est pourtant dictée par l’évolution de la maladie et par les connaissances de l’efficacité des médicaments anti hypertensives. Dernièrement, les patients mesurent seuls leur tension artérielle.

Cela est-il bénéfique pour le patient? Bien sûr, mesurer soi-même sa pression artérielle fournit des indications sur l’efficacité de certains médicaments antihypertenseurs, et à l’aide de ces contrôles les patients deviennent plus conscients et plus responsables de leur maladie. Il a été constaté cependant que les chiffres trouvés par le patient sont toujours inférieures à celles constatées par le médecin, ou l’hypertension au cours de l’activité est celle qui expose le patient à des risques. La pression artérielle. L’automesure de la tension artérielle peut être autorisée avec la recommandation de ne pas devenir obsessionnelle ou un geste répétitif, comme se raser dans la matinée, et que les valeurs trouvées soient confrontées à celles du médecin.

Le traitement

Le traitement de l’hypertension artérielle est conditionnée par HTA:

  • Une thérapie causale peut se faire seulement dans le cas de l’hypertension artérielle secondaire, qui se trouve uniquement dans 5-10% des cas, la correction des anomalies des artères rénales, ou de l’aorte (la coarctation de l’aorte), l’excision des tumeurs des glandes surrénales ou des tumeurs hypophysaires peuvent guérir l’hypertension
  • L’hypertension artérielle essentielle, qui est sans doute la plus commune, mais encore avec des origines inconnues, est influencée par des médicaments antihypertenseurs qui peuvent modifier profondément l’évolution et prévenir les complications.

Le traitement de l’hypertension essentielle vise à corriger l’hypertension avec des médicaments antihypertenseurs, à l’établissement d’un mode de vie diététique pour prévenir l’augmentation de la tension et l’aggravation des localisations de l’athérosclérose.
La correction de l’hypertension est faite par les différents médicaments antihypertenseurs: les diurétiques (nefrix, furantril), les hypotenseurs qui inhibent le système nerveux sympathique (hiposerpil, la clonidine, guanéthidine), les bêtabloquants comme le propranolol qui agit sur le cœur ou les vaisseaux, les vasodilatateurs comme les inhibiteurs calciques (amlodipine), les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (énalapril, le périndopril).

On combine habituellement deux médicaments, et les dosages sont individualisés en fonction de l’état d’hypertension. En cas de normalisation de l’hypertension artérielle il est recommandé de continuer à administrer des médicaments, bien sûr, dans de plus petites doses, individualisés par le médecin. Suspendre les médicaments antihypertenseurs est une erreur; le calme est trompeur, parce que l’hypertension persistante est un risque pour la progression de l’athérosclérose coronaire ou des artères cérébrales. L’arrêt brutal des hypotenseurs est souvent suivi par l’augmentation paroxysmique de l’hypertension.
L’efficacité à long terme des médicaments antihypertenseurs est confirmée par la diminution des hémorragies cérébrales, de l’insuffisance cardiaque et de l’urémie. Dans l’hypertension maligne on constate la survie après 5 ans à plus de 45% des patients traités contre 17% chez les patients sans traitement.
Le mode de vie et l’alimentation complètent l’efficacité des médicaments antihypertenseurs. Les trois piliers de la vie des hypertendus sont une vie équilibrée mentalement et physiquement, la lutte contre l’obésité et la sédentarité, éviter les aliments riches en cholestérol. En fait les mêmes recommandations sont valables pour les personnes en bonne santé.

Une vie calme, le repos et la détente sont une bonne influence sur l’hypertension. Les conflits, les états de manie (le stress mental) sont des causes de l’aggravation qui bénéficient de l’action des tranquillisants. On requiert un minimum d’activité physique. On a constaté une diminution de la tension chez les patients qui déposent un effort physique modéré par rapport aux patients sédentaires ou ceux qui ont seulement une activité intellectuelle.
Il faut éviter l’exposition prolongée au soleil, les bains trop froids ou de rester à des altitudes élevées. Les voyages en avion, la conduite de l’automobile sont autorisés, sauf dans de certains cas.

Le régime alimentaire consiste en réduire le sel dans l’alimentation, le régime alimentaire pauvre en calories et la perte de poids dans le cas de l’obésité. Il faut éviter les déjeuners copieux; les boissons alcoolisées, le café sont admis mais avec modération, pourtant il faut les éviter dans le cas de l’insomnie, des palpitations, de l’agitation. Sachant que l’hypertension est un facteur de risque pour l’athérosclérose entre autres, il faut éviter de manger des graisses naturelles, les aliments qui augmentent l’acide urique dans le sang (les sardines, les viandes, le gibier) et le tabagisme.