L’état de choc

Les brûlures chimiques et l’hémorragie intestinales dues à l’ingestion des produits chimiques peuvent provoquer des collapsus cardio-vasculaires et des convulsions, entraînant une déviation du sang au détriment des membres, pour assurer un apport satisfaisant de sang et d’oxygène au cerveau et au cœur. Les douleurs aiguës enduites par des brûlures chimiques sont également susceptibles d’y contribuer.

Un certain nombre de produits chimiques agissent directement au niveau du cœur, ce qui entraîne un ralentissement de la pompe cardiaque.

Un état de choc grave peut mettre en danger la vie de la victime.

Si l’état de choc est prolongé, il peut entraîner l’insuffisance rénale aigue

Signes & symptômes

  • Peau pâle et froide, souvent humide

  • plus tard, la peau peut développer une couleur bleuâtre et blême

  • respiration rapide et superficielle ou irrégulière et profonde

  • pouls rapide, faible, mais erroné

  • anxiété et sueurs.

Traitement

  • Positionner la victime en position horizontale (surélever les jambes à 30 cm en position horizontale, à moins d’une une blessure au niveau de la tête, au bassin, de la colonne vertébrale ou de la poitrine, ou bien une respiration difficile.

  • Dégager ses vêtements autour du cou.

  • Vérifier le pouls. Le meilleur pouls à prendre en situation d’urgence est celui carotidien. Attendez cinq secondes avant d’en constater l’absence. S’il est imperceptible ou faible, c’est que la circulation est insuffisante, un RCP (réanimation cardio-pulmonaire) peut être nécessaire.

  • Mesurer et enregistrer le pouls et la pression artérielle toutes les 15 minutes.

  • Administrer de l’oxygène à un débit de 8 litres par minute jusqu’à ce que les symptômes soient résolus.

  • Garder la victime au chaud.

L’état de choc causé par les brûlures chimiques

  • Dans les premières 24 heures, administrer pour chaque 10% de la surface du corps brûlé 3 litres d’eau salée (1 ½ cuillerées à café de sel de table par litre) en plusieurs prises, aussi souvent que la victime le tolèrera (ex. un verre toutes les 10 minutes.)

  • Les liquides ne doivent pas être administrés par voie orale si le patient est somnolent, il est sujet à convulsions, ou sur le point de subir une intervention chirurgicale.




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