santé

L’activité électrique du cœur

L’oreillette droite reçoit par les veines le sang pauvre en oxygène qui revient des organes vers le cœur et le dirige vers le ventricule droit. Celui-ci renvoie le sang vers les paumons pour s’oxygéner avant de traverser l’oreillette gauche, avant d’être dirigé vers le ventricule gauche. Le ventricule gauche pompe ensuite le sang dans les artères et après dans le corps entier.
Pour que le cœur puisse pomper le sang efficacement, les milliards de cellules des chambres supérieures des ventricules doivent se contracter simultanément. Cette coordination est déclenchée par une impulsion électrique. Ces actions sont dirigées par le nœud sinusal, situé dans l’oreillette droite. Après, le courant électrique passe par plusieurs cellules pour arriver au nœud auriculo-ventriculaire. Après avoir traversé ce nœud, l’impulsion électrique excite rapidement toutes les cellules des ventricules, par un réseau nommé His-Purkinje.
L’activité électrique peut être enregistrée à l’aide de l’électrocardiogramme afin de vérifier si elle est synchronisée. L’électrocardiogramme réalise un trajet composé de trois ondes :
– le trajet de l’onde P, correspondant aux contractions des oreillettes ;
– le trajet de l’onde QRS, des ventricules ;
– le trajet de l’onde T, qui reflète la régénération des cellules cardiaques.
Le rechargement du système électrique quand il n’y a pas de battement ressemble à la façon de se recharger du muscle cardiaque, qui, entre deux contractions, se relâche et se remplit de sang.
Par conséquent, chaque contraction du cœur est déclenchée électriquement. Le résultat de la répétition de ce processus est le rythme cardiaque. Le nœud sinusal est l’élément qui gère ce rythme. Il a la propriété d’adapter la cadence des besoins de l’organisme à la stimulation du système nerveux et à la stimulation des hormones (par exemple, l’adrénaline). Il accélère donc le rythme des battements pendant un effort ou une émotion et le ralentit durant la pause.

L’arythmie : causes

Les arythmies sont des dérèglements du rythme normal du cœur, soit au niveau de la fréquence, soit au niveau de la régularité de la fréquence cardiaque, ou bien à ces deux niveaux en même temps.
Causes :
 cardiopathie ischémique
– lésions valvulaires
– hyperthyroïdie
– insuffisance respiratoire
– déséquilibres hydro-électrolytiques
– consommation d’alcool ou de cigarettes.
Les variations de la fréquence cardiaque sont normales dans certaines situations. L’arythmie apparaît lorsque l’excitation électrique est déclenchée dans d’autres endroits que d’habitude (nœud sinusal, nœud auriculo-ventriculaire ou ventricules) ou quand l’onde électrique ne suit pas le trajet normal de propagation. La contraction musculaire qui en résulte est différente du rythme normal. Le battement supplémentaire provoquée est appelée extrasystole et la contraction normale systole. Une extrasystole interrompt la séquence normale d’activation des muscles cardiaques.
Souvent, l’extrasystole est suivie par une pause compensatrice, ressentie comme une interruption du rythme du rythme cardiaque. L’accélération brusque et prolongée du rythme cardiaque est suivie par la diminution de la pression artérielle, ce qui peut provoquer des vertiges et une sensation de fatigue et faiblesse. La désynchronisation entre les chambres supérieures et les ventricules provoque de telles palpitations, qui peuvent être ressenties à l’intérieur du sternum mais aussi au niveau des oreilles, de la gorge ou du ventre.
Certains troubles sont plus graves que les autres. Des fois il y a une liaison entre la fonction du cœur et le rythme anormal. Ainsi, un cœur faible peut être la cause de l’arythmie mais aussi l’arythmie peut entraîner la faiblesse du cœur.