Médecin dans une salle blanche, secteur de l'ultra propre

Dans certaines industries, les hautes technologies, le médical ou la recherche scientifique, un accent particulier est mis sur l’ultra propreté. En effet, être en contact avec des substances potentiellement dangereuses n’est pas envisageable dans ces domaines d’activité. C’est là que réside tout l’intérêt de faire construire des espaces exemptes de toute contamination. En quoi la salle blanche est-elle indispensable pour le secteur de l’ultra propre ? Réponse dans la suite !

Qu’est-ce qu’une salle blanche ?

Spécifiquement appelée salle propre selon la norme ISO 14644-1, il s’agit d’une pièce (ou d’un ensemble de pièces) au sein de laquelle la présence et la concentration de particules est contrôlée afin d’en réduire l’introduction, la génération et la rétention afin de la rendre apte à des utilisations industrielles ou scientifiques. C’est donc un environnement ultra propre dans lequel le risque de contamination doit être inexistant, surtout en temps de pandémie ou de crise sanitaire.

A l’intérieur d’un tel local ultra propre, d’autres paramètres notamment, la température ambiante, le taux d’humidité, la pression de l’air et l’éclairage sont également maitrisés, régulés et maintenus à des niveaux donnés pour que celui-ci puisse être complètement stérile.

Les salles blanches sont généralement classifiées selon la concentration de particules à l’intérieur, c’est-à-dire suivant leur nombre et leur taille par volume d’air. Cela se fait à l’aide d’un compteur de particules installé dans la pièce. Plusieurs classifications existent et ont pour base le micromètre, mais celle qui est la plus utilisée est le système ISO.

Quel est le fonctionnement d’une salle blanche ?

Les salles blanches utilisées dans le secteur de l’ultra propre, permettent de filtrer le flux d’air entrant selon différents facteurs et niveaux de taille. Ce filtrage se fait du bas vers le haut plusieurs dizaines de fois par heure (jusqu’à 60 fois) et sert à renouveler le volume d’air total de la salle.

Aussi, pour atteindre l’ultra propreté, il faut éviter la concentration du dioxyde de carbone (CO2) rejeté par le personnel qui travaille dans la salle puis compenser les ouvertures de portes. Pour cela, environ 30 % d’air neuf est rajouté chaque heure et filtré selon un procédé similaire au recyclage à l’aide de filtres à air à haute efficacité (plus d’informations sur l’ultra propre sur Gataka).

Les scientifiques qui travaillent dans la salle blanche se vêtissent d’un équipement important en fonction du degré d’empoussièrement et de contamination et toléré. Leurs entrées et sorties de la salle propre se font par l’intermédiaire d’un ou plusieurs sas.

À quoi servent les salles blanches dans l’ultra propre ?

Les salles blanches sont très utilisées dans des secteurs d’activité susceptibles d’être sensibles aux contaminations environnementales et sanitaire. Il s’agit de la recherche biologique, physique ou chimique, des industries agroalimentaire, pharmaceutique et spatiale mais également des biotechnologies, de la construction d’optique ou de micro mécanismes.

En outre, l’ultra propre est nécessaire, en cas de pandémie par exemple lors de la réalisation d’expériences chimiques ou bactériologiques. Ainsi, ces salles sont également utilisées dans le cadre de la recherche médicale pour la fabrication de vaccins ou encore de radioéléments. Elles sont aussi utiles dans les hôpitaux pour les blocs opératoires ou de bactériologie.

Par ailleurs, l’utilisation des salles propres s’étend de plus en plus dans et touche dorénavant la microélectronique et même le secteur automobile.

Il est évident que dans ces différents domaines, des particules nuisibles pouvant provenir du personnel, des instruments ou du milieu peuvent se révéler dangereuses pour l’homme ou l’environnement. Grâce à l’ultra propre, il est facile de maîtriser différents facteurs et ainsi de garantir une hygiène irréprochable dans les pièces de travail.